Restructuration DSI : reprendre la main sur votre direction informatique
Votre DSI est parti du jour au lendemain. Les projets IT s’accumulent sans arbitrage, le budget informatique est devenu une boîte noire, et les directions métiers contournent systématiquement la DSI pour lancer leurs propres initiatives. Vous n’êtes pas seul : 42 % des PME et ETI françaises déclarent que leur direction des systèmes d’information ne répond plus aux attentes de la direction générale.
La restructuration DSI n’est pas un sujet qu’on peut repousser indéfiniment. C’est un préalable à toute transformation réussie — et souvent, le point de départ d’un véritable réalignement entre l’IT et la stratégie de l’entreprise. Restructurer une DSI, ce n’est pas licencier ou réduire les coûts à tout prix. C’est remettre de l’ordre dans la gouvernance IT, clarifier les rôles et responsabilités, prioriser les projets par impact business, rationaliser les contrats fournisseurs et réaligner la direction des systèmes d’information sur les enjeux stratégiques de l’entreprise.
Ce chantier de 6 à 12 mois exige un dirigeant IT expérimenté, disponible à 100 %, et surtout libre de tout enjeu politique interne. C’est exactement le profil d’un DSI de transition.
Qu’est-ce que la restructuration d’une DSI exactement ?
La restructuration DSI désigne la réorganisation en profondeur de la direction des systèmes d’information d’une entreprise. Elle ne se limite pas à un simple ajustement organisationnel ou à une réduction de coûts ponctuelle. La restructuration DSI touche simultanément à cinq dimensions fondamentales qui, ensemble, déterminent la capacité de l’IT à servir la stratégie de l’entreprise.
La gouvernance IT
La gouvernance IT définit qui décide quoi en matière informatique. Dans une DSI restructurée, les instances de pilotage sont claires : un comité stratégique IT mensuel avec la direction générale, un comité projet bimensuel avec les directions métiers, des revues de portefeuille trimestrielles. Chaque décision — lancer un projet, renégocier un contrat, recruter un profil — suit un processus d’arbitrage documenté. La restructuration de la gouvernance IT élimine les zones grises qui génèrent des conflits de priorités, des doublons de projets et des dérapages budgétaires.
L’organisation des équipes IT
Restructurer l’organisation des équipes IT, c’est s’assurer que chaque collaborateur occupe un rôle clairement défini, avec des responsabilités explicites et des objectifs mesurables. Cela passe souvent par la création de fonctions inexistantes dans les PME et ETI — architecte SI, responsable sécurité, product owner — et par la suppression de couches hiérarchiques inutiles. L’objectif n’est pas de réduire les effectifs mais de repositionner les compétences là où elles créent le plus de valeur.
La rationalisation du portefeuille de projets
Une DSI qui porte 35 projets simultanés n’en délivre réellement aucun. La restructuration DSI impose une priorisation impitoyable du portefeuille de projets IT : combien de projets l’organisation peut-elle réellement absorber ? Quels projets ont le meilleur ratio impact business / effort ? Quels projets doivent être arrêtés, reportés ou fusionnés ? Cette rationalisation est souvent l’action la plus visible — et la plus immédiatement bénéfique — d’une restructuration DSI.
La maîtrise des coûts IT
La maîtrise des coûts IT ne signifie pas couper les budgets à l’aveugle. Elle consiste à rendre transparente la répartition des dépenses entre run (maintien en conditions opérationnelles) et build (projets de transformation), à identifier les postes de dépenses disproportionnés, à renégocier les contrats fournisseurs arrivés à échéance et à éliminer les redondances technologiques. Une restructuration DSI bien menée génère typiquement 10 à 20 % d’économies sur le budget IT annuel — des économies réinvestissables dans les projets stratégiques.
L’alignement stratégique IT-business
L’alignement stratégique entre l’IT et la direction générale est le fil rouge de toute restructuration DSI. L’IT ne doit plus être perçue comme un centre de coût mais comme un levier de performance. Cela passe par la construction d’un schéma directeur SI aligné sur le plan stratégique de l’entreprise, par la mise en place d’indicateurs de valeur (et non uniquement de coût), et par l’intégration du DSI au comité de direction. Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide sur la transformation digitale en entreprise.
Les 7 signaux d’alerte d’une DSI qui a besoin d’être restructurée
Comment savoir si votre DSI a besoin d’une restructuration ? Voici les signaux que nous observons systématiquement chez nos clients avant intervention. Si vous cochez 3 ou plus de ces signaux, la restructuration n’est plus une option — c’est une urgence.
1. L’IT est perçue comme un centre de coût, jamais comme un levier stratégique
Quand le COMEX parle de l’IT uniquement pour se plaindre des budgets ou des retards de projets, c’est le symptôme d’un défaut d’alignement fondamental entre IT et direction générale. La DSI est cantonnée à un rôle d’exécutant technique, exclue des discussions stratégiques. Les directions métiers ne consultent pas la DSI en amont de leurs décisions. Le DSI n’est pas membre du COMEX. Ce déficit de positionnement se traduit mécaniquement par un déficit de valeur perçue — et par un budget IT constamment sous pression.
2. Les projets IT s’accumulent sans priorisation ni arbitrage
Pas de portefeuille de projets structuré, pas de critères d’arbitrage clairs, pas de comité de pilotage. Chaque direction métier lance ses propres initiatives dans son coin — parfois avec ses propres prestataires. Résultat : 30, 40, parfois 50 projets en cours simultanément, dont la moitié n’aboutira jamais. Les équipes IT sont dispersées, surchargées, incapables de livrer quoi que ce soit dans les délais. La priorisation des projets IT par impact business est la première action d’une restructuration DSI efficace.
3. Le budget IT est opaque pour la direction générale
Personne au COMEX ne sait combien coûte réellement l’IT, ni comment se répartissent les dépenses entre run et build, entre infrastructures et applications, entre interne et externe. Le DAF ne dispose pas d’un reporting IT exploitable. Les dépassements budgétaires sont découverts après coup. Cette opacité budgétaire est à la fois un symptôme et un accélérateur de la perte de confiance entre direction générale et DSI. La restructuration DSI commence toujours par la transparence budgétaire.
4. Les prestataires IT ont plus de pouvoir que le DSI
L’infogérant gère les infrastructures sans véritable pilotage. L’intégrateur ERP décide des choix techniques. Les contrats n’ont pas été renégociés depuis 3 ou 5 ans. Le DSI est devenu un simple intermédiaire entre les prestataires et les métiers, sans capacité de décision réelle. Cette dépendance fournisseur est un risque stratégique majeur : elle vous expose à des hausses de tarifs unilatérales, à une perte de maîtrise de votre SI et à une incapacité à changer de prestataire le moment venu.
5. Le turnover IT dépasse 20 % par an
Les développeurs, ingénieurs systèmes et chefs de projets partent — souvent les meilleurs en premier. Les postes ne sont pas pourvus pendant des mois. Le recrutement IT est un calvaire. Ce turnover élevé est rarement un simple problème de rémunération : il traduit un manque de vision, de leadership et de perspectives d’évolution au sein de la DSI. L’alignement stratégique de l’IT passe aussi par la capacité à attirer et retenir les talents techniques.
6. Le shadow IT prolifère dans les directions métiers
Les directions métiers achètent leurs propres outils SaaS sans en informer la DSI. Des bases de données critiques vivent dans des fichiers Excel partagés sur des drives personnels. Des applications métiers ont été développées par des prestataires choisis sans l’accord de la DSI. Le shadow IT est le symptôme le plus visible d’une DSI qui a perdu la confiance de ses clients internes. Il crée des risques de sécurité, des problèmes de conformité RGPD et des silos de données impossibles à réconcilier.
7. L’infrastructure technique accumule la dette technologique
Des serveurs sous Windows Server 2012 encore en production. Un ERP dont la version n’est plus supportée par l’éditeur. Des applications développées en interne dont personne ne maîtrise le code source. La dette technique s’accumule silencieusement jusqu’au jour où elle explose — panne majeure, faille de sécurité, impossibilité de faire évoluer le SI. La restructuration DSI inclut systématiquement un audit de la dette technique pour établir un plan de remédiation chiffré et priorisé. Sur ce sujet, notre expertise en infrastructure cloud et IT peut compléter l’approche.
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Les 5 phases d’une restructuration DSI réussie
Une restructuration DSI ne s’improvise pas. Elle suit une méthodologie structurée en cinq phases, chacune produisant des livrables concrets qui alimentent la suivante. Voici le déroulement type d’une mission de restructuration DSI telle que nous la conduisons chez TransiCIO.
Phase 1 : Diagnostic 360° de la DSI (semaines 1 à 4)
Le diagnostic est le socle de toute restructuration DSI. Il couvre l’ensemble des dimensions de la direction des systèmes d’information : organisation et compétences des équipes, gouvernance et processus décisionnels, portefeuille de projets en cours, cartographie applicative et technique, contrats fournisseurs, budget IT détaillé, niveau de dette technique, maturité en cybersécurité. Le diagnostic inclut des entretiens individuels avec chaque membre de l’équipe IT, avec les directions métiers et avec la direction générale. Il produit un rapport factuel qui pose les bases du plan de restructuration. Chez TransiCIO, cette phase est accélérée par Yuzko pour l’audit technique (cartographie SI, benchmark, évaluation de la dette technique).
Phase 2 : Plan de restructuration et arbitrages (semaines 4 à 8)
Sur la base du diagnostic, le DSI de transition élabore un plan de restructuration qui couvre la nouvelle organisation cible de la DSI, la gouvernance IT à mettre en place, le portefeuille de projets priorisé, le plan de réduction des coûts, la feuille de route technique (remédiation de la dette technique, migrations, modernisation) et le plan RH (recrutements, formations, redéploiements). Ce plan est présenté à la direction générale et au COMEX pour validation. Les arbitrages sont pris à ce stade — c’est le moment des décisions difficiles : quels projets arrêter, quels contrats résilier, quelle organisation adopter.
Phase 3 : Mise en œuvre opérationnelle (mois 3 à 6)
La mise en œuvre est la phase la plus intense de la restructuration DSI. Le DSI de transition déploie simultanément plusieurs chantiers : mise en place de la nouvelle gouvernance IT (comités, reporting, processus), réorganisation des équipes et clarification des rôles, renégociation des contrats fournisseurs stratégiques, lancement des projets prioritaires avec un pilotage renforcé, recrutement des compétences manquantes. Cette phase nécessite un leadership fort et une présence opérationnelle quotidienne. Le DSI de transition pilote le changement tout en maintenant la continuité de service — un exercice d’équilibriste que seul un dirigeant IT expérimenté peut réussir.
Phase 4 : Stabilisation et mesure des résultats (mois 6 à 9)
La stabilisation permet de consolider les changements mis en œuvre et de mesurer leurs effets concrets. Les indicateurs clés sont suivis : évolution du budget IT (run vs build), nombre de projets délivrés dans les délais et le budget, satisfaction des directions métiers (enquête interne), turnover IT, couverture des risques de sécurité. Cette phase permet d’ajuster le tir sur les chantiers qui n’ont pas encore produit les résultats attendus et de préparer la transition vers un management permanent.
Phase 5 : Transfert et pérennisation (mois 9 à 12)
La dernière phase de la restructuration DSI est aussi la plus critique pour la pérennité des résultats. Le DSI de transition prépare le passage de relais vers le futur DSI permanent : documentation complète de l’organisation, des processus et des décisions prises, intégration progressive du successeur, transfert des relations avec les directions métiers et les fournisseurs clés. Chez TransiCIO, Huntsquare intervient en amont pour identifier et recruter le futur DSI permanent, garantissant un profil aligné avec la nouvelle organisation. Le DSI de transition assure un accompagnement de 4 à 6 semaines en binôme pour sécuriser la transition.
Le DSI de transition : le profil idéal pour restructurer une DSI
Restructurer une DSI exige un profil qui n’a pas d’historique dans l’entreprise, pas d’alliés à protéger, pas de carrière interne à ménager, pas de compromis passés à assumer. C’est exactement la posture du DSI de transition : un dirigeant opérationnel, expérimenté sur 15 à 25 ans de carrière, et surtout temporaire — ce qui lui confère une liberté d’action inégalée pour prendre les décisions difficiles.
Pourquoi un DSI interne ne peut pas mener sa propre restructuration
Le DSI en poste — quand il est encore là — a un historique avec les équipes, les fournisseurs et la direction. Il a pris des décisions qu’il devra parfois remettre en cause. Il a des relations à préserver, des alliances à ménager. Il est à la fois juge et partie. Même avec la meilleure volonté du monde, un DSI interne manque du recul nécessaire pour poser un diagnostic objectif et de la liberté d’action pour le mettre en œuvre. C’est un constat pragmatique, pas un jugement de compétence.
Les compétences clés du DSI de transition pour une restructuration
Le DSI de transition qui conduit une restructuration combine des compétences rarement réunies chez un seul profil : une vision stratégique pour aligner l’IT sur les enjeux business, une expertise opérationnelle pour piloter les chantiers au quotidien, une capacité de négociation pour renégocier les contrats fournisseurs, un leadership managérial pour embarquer les équipes dans le changement, et une rigueur budgétaire pour produire une transparence financière immédiate. Chez TransiCIO, nos DSI de transition sont sélectionnés spécifiquement sur ces compétences et ont conduit en moyenne 5 restructurations DSI avant de rejoindre notre réseau.
Le Manager de Transition Augmenté : un écosystème complet au service de la restructuration
Chez TransiCIO, le DSI de transition n’intervient jamais seul. Le concept de Manager de Transition Augmenté signifie qu’il s’appuie sur un écosystème de partenaires spécialisés qui accélèrent chaque dimension de la restructuration :
- Yuzko pour l’audit technique : cartographie du SI, évaluation de la dette technique, benchmark des solutions, analyse de la maturité cybersécurité
- Nevra pour le recrutement IT : sourcing et recrutement des profils permanents qui manquent à l’équipe cible (architecte SI, responsable sécurité, lead développeur)
- Huntsquare pour le recrutement du futur DSI : chasse du dirigeant IT permanent qui prendra le relais en fin de mission, avec un profil aligné sur la nouvelle organisation
- Kyberneo pour les compétences complémentaires : mobilisation de consultants spécialisés si la mission nécessite une expertise pointue (SAP, cybersécurité, cloud, data)
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Cas concret : restructuration DSI d’une ETI industrielle
Le contexte
Une ETI industrielle française (1 200 salariés, 5 filiales, CA de 280 M€) dont le DSI historique est parti après 15 ans dans l’entreprise. L’IT fonctionne en mode réactif depuis des années : aucun schéma directeur SI, 35 projets en cours simultanément sans priorisation, un budget IT de 4 M€ sans reporting fiable, un turnover de 30 % dans l’équipe technique (12 personnes), et des directions métiers qui contournent la DSI en achetant leurs propres outils SaaS.
La mission de restructuration
Un DSI de transition TransiCIO prend les commandes en 7 jours ouvrés. La mission se déroule sur 9 mois avec un plan en trois temps :
Mois 1 — Diagnostic 360° : Audit complet de la DSI conduit avec l’appui de Yuzko (organisation, compétences, contrats, dette technique, cartographie SI). Entretiens individuels avec les 12 membres de l’équipe IT, les 5 directeurs de filiales et les membres du COMEX. Identification de 180 K€ d’économies immédiates sur les contrats fournisseurs.
Mois 2-3 — Arbitrages et quick wins : Portefeuille de 35 projets réduit à 12 projets prioritaires, validés par le COMEX sur des critères d’impact business. Gouvernance IT structurée : comité stratégique mensuel avec la DG, comité projet bimensuel avec les métiers, reporting budgétaire trimestriel. Renégociation de 3 contrats fournisseurs majeurs (infogérance, ERP, télécom) — économie annuelle de 180 K€. Identification et arrêt de 8 abonnements SaaS redondants (shadow IT).
Mois 4-9 — Mise en œuvre et transfert : Recrutement de 2 profils clés via Nevra (architecte SI et responsable sécurité). Lancement du plan de remédiation de la dette technique (migration serveurs, mise à jour ERP). Mise en place d’un RSSI à temps partagé via Kyberneo. Chasse et recrutement du futur DSI permanent par Huntsquare, intégré en binôme avec le DSI de transition pendant 6 semaines.
Les résultats à 12 mois
- Budget IT réduit de 15 % (de 4 M€ à 3,4 M€) avec qualité de service maintenue
- Satisfaction des directions métiers en hausse de 40 points (enquête interne NPS)
- Turnover IT ramené de 30 % à 8 %
- 12 projets prioritaires délivrés dans les délais et budgets — contre 0 sur 35 l’année précédente
- Nouveau DSI permanent recruté et opérationnel, avec un plan de transition documenté
- Schéma directeur SI à 3 ans validé par le COMEX
Restructuration DSI et cybersécurité : un chantier indissociable
La restructuration DSI est l’occasion idéale pour remettre à plat la posture de cybersécurité de l’entreprise. Dans les DSI non restructurées, la sécurité est souvent le parent pauvre : pas de RSSI, pas de politique de sécurité formalisée, des mots de passe partagés, des sauvegardes non testées, des mises à jour repoussées.
Une restructuration DSI intègre systématiquement un volet cybersécurité : audit de la maturité sécurité (référentiel ANSSI), nomination d’un responsable sécurité (interne ou à temps partagé), mise en conformité RGPD et NIS2, plan de reprise d’activité (PRA) et plan de continuité d’activité (PCA), sensibilisation des collaborateurs aux risques cyber. Ce volet est d’autant plus critique que les PME et ETI sont devenues les cibles privilégiées des cyberattaques — avec un coût moyen de 50 000 € par incident pour les entreprises de cette taille.
Restructuration DSI et gestion des données : le levier data
La restructuration de la DSI est aussi le moment de poser les fondations d’une véritable stratégie data. Dans les DSI non structurées, les données sont éparpillées entre des dizaines de systèmes hétérogènes, sans gouvernance, sans qualité, sans exploitation. La restructuration permet de cartographier les actifs data de l’entreprise, de définir une gouvernance des données (propriétaires, qualité, accès), d’identifier les cas d’usage à forte valeur ajoutée (reporting décisionnel, IA prédictive, automatisation) et de planifier les investissements nécessaires. C’est un levier de valorisation de l’IT que la direction générale comprend immédiatement.
Combien coûte une restructuration DSI ?
Le coût d’une restructuration DSI dépend de la taille de l’entreprise, de la complexité du SI et de la durée de la mission. Pour une PME ou ETI de 200 à 2 000 salariés, voici les ordres de grandeur :
| Composante | Fourchette de coût | Commentaire |
|---|---|---|
| DSI de transition (6-12 mois) | 90 000 € – 200 000 € | TJM de 1 200 à 1 800 € selon séniorité et complexité |
| Audit technique (Yuzko) | 15 000 € – 40 000 € | Cartographie SI, dette technique, benchmark |
| Recrutement DSI permanent | 25 000 € – 50 000 € | Honoraires de chasse (Huntsquare) |
| Recrutement profils IT permanents | 10 000 € – 30 000 € | Par profil recruté via Nevra |
| Investissement total | 140 000 € – 320 000 € | Amorti en 12-18 mois par les économies générées |
Ce coût est à mettre en perspective avec les économies générées : nos missions de restructuration DSI produisent en moyenne 10 à 20 % d’économies sur le budget IT annuel, soit 200 000 à 800 000 € pour un budget IT de 2 à 4 M€. Le ROI est généralement atteint en 12 à 18 mois — souvent dès la première année grâce aux renégociations de contrats fournisseurs et à l’élimination des redondances. Pour une vision complète de la structure tarifaire, consultez notre page tarifs du management de transition IT.
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Restructuration DSI vs optimisation DSI : quelle différence ?
La confusion entre restructuration et optimisation de la DSI est fréquente, mais les deux approches sont fondamentalement différentes en termes d’ambition, de périmètre et de résultats.
| Critère | Optimisation DSI | Restructuration DSI |
|---|---|---|
| Périmètre | Ajustements ciblés | Refonte complète |
| Durée | 2-4 mois | 6-12 mois |
| Gouvernance | Améliorer l’existant | Reconstruire de zéro |
| Organisation | Ajuster les rôles | Redéfinir l’organigramme |
| Projets | Accélérer la livraison | Revoir le portefeuille entier |
| Budget | Réduire les coûts | Réallouer les investissements |
| Leadership | DSI en poste | DSI de transition recommandé |
| Impact | 5-10 % d’économies | 10-20 % d’économies + transformation |
L’optimisation est pertinente quand la DSI fonctionne globalement mais nécessite des ajustements : réduire un budget spécifique, accélérer un projet en retard, améliorer un processus. La restructuration s’impose quand le fonctionnement global de la DSI est remis en cause : vacance de poste, perte de confiance de la direction générale, fusion-acquisition, crise informatique majeure.
La modernisation cloud s’intègre dans une démarche globale de management de transition IT. Un DSI de transition pilote la stratégie de migration, un CTO de transition valide l’architecture cible, et un RSSI de transition sécurise l’ensemble. Le coaching des équipes IT accompagne le changement.
Questions fréquentes sur la restructuration DSI
Combien de temps dure une restructuration DSI complète ?
Comptez 6 à 12 mois pour une restructuration DSI complète, incluant le diagnostic (4 semaines), la construction du plan (4 semaines), la mise en œuvre (3-6 mois), la stabilisation (2-3 mois) et le transfert au DSI permanent (4-6 semaines). Les premiers résultats visibles — gouvernance, priorisation des projets, renégociation de contrats — arrivent dès les 2-3 premiers mois de la mission.
La restructuration DSI implique-t-elle des licenciements ?
Pas nécessairement — et rarement dans les faits. Dans la grande majorité de nos missions de restructuration DSI, la transformation passe par la réorganisation des rôles, le recrutement de compétences manquantes et la montée en compétences des équipes existantes. L’objectif est de rendre la DSI performante et alignée avec la stratégie de l’entreprise, pas de la réduire. Les départs, quand ils ont lieu, sont généralement des départs naturels (mobilité interne, ruptures conventionnelles) de profils dont le positionnement n’est plus compatible avec la nouvelle organisation.
Un DSI interne peut-il mener sa propre restructuration ?
Rarement avec succès. Le DSI en poste a un historique, des relations, des compromis passés à assumer. Il est à la fois juge et partie. Il lui manque le recul et la liberté d’action qu’apporte un DSI de transition, qui n’a aucun enjeu politique interne. De plus, la restructuration exige une disponibilité à 100 % qui est incompatible avec la gestion quotidienne de la DSI — le DSI interne ne peut pas piloter le changement et maintenir les opérations simultanément.
Quel est le ROI d’une restructuration DSI ?
Le ROI d’une restructuration DSI se mesure sur trois axes : la réduction des coûts (renégociation fournisseurs, suppression de doublons, élimination du shadow IT), l’accélération des projets (priorisation, gouvernance) et la rétention des talents (réduction du turnover). Nos missions génèrent typiquement 10 à 20 % d’économies sur le budget IT dès la première année, ce qui amortit le coût de la mission en 12 à 18 mois. Les bénéfices non financiers — alignement stratégique, satisfaction des métiers, maîtrise des risques — sont souvent encore plus impactants sur le long terme.
Comment restructurer une DSI après une fusion-acquisition ?
La restructuration DSI post-acquisition est un cas particulier qui combine la fusion de deux organisations IT, l’intégration de systèmes d’information hétérogènes et la gestion de cultures d’entreprise différentes. Elle nécessite un DSI de transition capable de mener simultanément l’audit des deux DSI, l’arbitrage entre les systèmes et les équipes, et la construction d’une organisation IT unifiée. Ce type de mission dure typiquement 9 à 15 mois. Consultez notre page dédiée sur l’intégration IT post-acquisition pour approfondir ce sujet.
Comment mesurer le succès d’une restructuration DSI ?
Le succès d’une restructuration DSI se mesure par des indicateurs concrets : réduction du budget IT (objectif 10-20 %), taux de projets livrés dans les délais et budgets (objectif > 80 %), satisfaction des directions métiers (NPS interne), turnover IT (objectif < 15 %), couverture des risques de sécurité, existence d'un schéma directeur SI validé, et in fine, la capacité de l'organisation à fonctionner sans le DSI de transition — preuve que la restructuration a produit une organisation pérenne et autonome.
Quelle est la différence entre restructuration DSI et transformation digitale ?
La restructuration DSI et la transformation digitale sont deux chantiers complémentaires mais distincts. La restructuration DSI porte sur l’organisation interne de la direction informatique — gouvernance, équipes, budget, fournisseurs. La transformation digitale porte sur l’adoption de technologies numériques pour transformer les processus métiers et le modèle économique de l’entreprise. En pratique, la restructuration DSI est souvent un prérequis à la transformation digitale : impossible de conduire une transformation réussie avec une DSI désorganisée, sous-staffée ou mal alignée avec les métiers.
Nous intervenons partout en France sur vos projets cloud, avec une expertise adaptée à votre secteur d’activité. Notre diagnostic flash IT évalue votre infrastructure en 10 jours. Consultez nos tarifs.
Votre DSI a besoin d’être restructurée ?
Que vous fassiez face à un départ de DSI, à une direction informatique dysfonctionnelle, à une réorganisation post-acquisition ou à un besoin de professionnaliser votre IT pour accompagner votre croissance, notre équipe identifie le DSI de transition adapté à votre contexte en moins de 10 jours.
Chaque mission est précédée d’un entretien approfondi avec la direction générale pour comprendre les enjeux spécifiques de votre entreprise, évaluer la complexité de la restructuration et sélectionner le profil de DSI de transition le plus pertinent dans notre réseau.